Soutien psychologique

PLAN D’ACTION : SERVICES PSYCHOSOCIAUX ET SERVICES EN SANTÉ MENTALE EN CONTEXTE DE COVID-19

Quel numéro de téléphone de soutien puis-je appeler ?

Selon l’assureur qui vous concerne, vous trouverez le numéro d’une ligne téléphonique de soutien psychologique. Veuillez-vous assurer que votre CPE /BC adhère à l’une des assurances suivantes avant de communiquer.

  • Assurance Bernier et filles  : 1 800 254-1818 (nouvelles informations ajoutées au Programme d’aide aux employés)
  • william.coop et Lussier Dale Parizeau  : 1 877 575-4848, du lundi au vendredi de 8 h à 20 h.

Programme d’assistance pour les membres de william.coop

Pour les gestionnaires et membres de l’Association des cadres des CPE : vous bénéficiez du Programme d’aide aux membres (PAM) dispensé par Brio PAE, et qui vous offre un forfait de 5 heures de consultation par membre et par année  : 1 888-799-0303

Si vous ne disposez pas d’un service de soutien avec votre employeur, et que vous ressentez de la détresse, voici des lignes d’écoute pour vous aider :

Comment assurer un climat de sécurité psychosocial en temps de crise ?

Pour traverser la crise actuelle, vous vous êtes préparées afin de gérer tous les aspects opérationnels de votre CPE/BC. Il est tout aussi important de vous préparer aux réactions émotionnelles de votre équipe. Pour cela nous vous proposons des conseils clé pour assurer un climat de sécurité psychosocial. Vous pouvez joindre l’équipe des ressources humaines de l’AQCPE en contactant le numéro d’assistance : 1 866 677-5662.

  • Adaptez votre style de gestion

Vous connaissez bien votre équipe et vous êtes mesure d’adapter votre style de gestion aux besoins du moment. Il vous sera particulièrement utile de reconnaître les réactions au stress, car les comportements inhabituels observés vous donneront des indices sur le moment où les membres de l’équipe atteignent le point de rupture.

Vous pouvez adapter votre gestion, par exemple, en relâchant légèrement les règles afin de donner un peu de répit aux employées.

  • Restez informé et communiquez de manière très régulière

Soyez le plus claire et transparent possible avec le personnel. Pour cela, consultez la FAQ de l’AQCPE qui est mis à jour régulièrement. Soyez humble  : si vous ne connaissez pas la réponse, dites-le. La relation de confiance est primordiale dans cette situation.

Comme les choses évoluent rapidement, démontrez de la souplesse pour réagir à de nouveaux éléments d’information et modifier la ligne de conduite au besoin.

  • Soyez flexible et déléguez

Chaque individu est unique, ressent et gère ses propres émotions comme il le peut, avec ses propres ressources. Il est préférable de convaincre, d’inciter le personnel plutôt que d’engager une posture autoritaire, qui entrainerait alors un sentiment d’insécurité et de frustration.

Aussi pendant une crise, il pourrait être bon de déléguer certaines tâches à celles qui sont plus aptes à les exécuter. Ainsi vous pouvez vous dégager du temps et valoriser le travail et les compétences de l’équipe.

  • Soyez à l’écoute et bienveillant

Soyez à l’écoute des remarques et des inquiétudes du personnel avec respect. Les demandes peuvent être exacerbées en cas de crise, soyez également indulgent. Il est essentiel de valider ses inquiétudes «  je comprends  » et de rassurer les employés anxieux en faisant preuve d’empathie.

Maintenez des relations bienveillantes, en dépassant vos biais inconscients et vos jugements.

En complément, nous vous invitons à consulter l’article sur la gestion du stress et de l’anxiété en temps de pandémie rédigé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés et destinés aux gestionnaires. En fonction de votre situation et d’avancement dans la gestion de crise, il est recommandé de préparer l’après-pandémie.

Comment faire face à un éventuel déconfinement ?

Le Centre d’études sur le stress humain vous propose cette lecture utile : COVID-19 : le stress du déconfinement

Comment garder le lien à distance avec mon équipe de travail ?

Boostalab vous propose un guide qui suggère des pratiques de travail faciles à mettre en place qui permettront d’entretenir vos relations de travail et de maintenir votre sentiment de proximité en cette période où le télétravail est encouragé.

Comment favoriser la proximité psychologique quand on travaille à distance ?

Comment prévenir les impacts psychosociaux dans un contexte de pandémie ?

Nous vous invitons à consulter le présent guide développé lors de la pandémie d’influenza (H1N1). S’adressant aux employeurs et travailleurs du Québec, il vise à vous informer des effets psychosociaux d’une pandémie et des façons de préserver votre bien-être. Il convient à la situation que nous vivons aujourd’hui avec le COVID-19.

Vous y trouverez un aide-mémoire destiné à faciliter la détection de réactions de détresse psychologique chez le personnel.

Prévention des impacts psychosociaux H1N1

Comment gérer mon stress relié à la situation de crise ?

Tout d’abord, nous vous recommandons d’adopter une bonne hygiène de vie pour lutter contre le COVID-19. En dormant suffisamment, en adoptant une alimentation équilibrée, et en restant actif, vous contribuez à renforcer vos défenses immunitaires. Suivez les conseils de prévention pour rester en santé.

Stress et anxiété  

Nous vous invitons à consulter les fiches suivantes sur le stress  :

*Pour la partie sur le soutien psychosocial, nous vous invitons à vous référer à la FAQ  : Quel numéro de téléphone de soutien puis-je appeler ?

Lorsque vous faites face à un pic de stress, prenez un temps de recul pour mieux vous recentrer et relativiser. Pour cela, nous vous proposons des exercices de respiration/cohérence cardiaque pour contrôler vos émotions envahissantes. Pour les éducatrices en CPE et les RSG, vous pouvez effectuer ces exercices avec les tout-petits.

Perte de contrôle

Dans notre vie, professionnelle comme personnelle, nous sommes tous confrontés à des situations incontrôlables : la pandémie en fait partie. Le stress devient problématique lorsque nous ne disposons pas des ressources nécessaires pour appréhender une situation, ou lorsque la situation stressante perdure sans que nous puissions développer un contrôle ou un sentiment de contrôle. De ce fait, nous devons nous concentrer sur les éléments où nous pouvons avoir du contrôle. Ainsi, nous vous invitons à faire une liste de ce que vous êtes en mesure de contrôler. Pour cela, le Collège Ahuntsic propose le schéma suivant pour vous aider  :

Source : Outil pour bien gérer son stress (COVID-19), Collège Ahuntsic

Retrouvez un balado émis le 17 mars 2020 sur COVID-19 : la gestion du stress et de l’anxiété en période de pandémie disponible sur Radio-Canada.

L’Ordre des psychologues du Québec vous apporte également des conseils psychologiques et des informations pour mieux gérer cette crise.

Si vous êtes préoccupé par votre état de santé au point de constamment en parler, mal dormir la nuit, avoir l’impression d’avoir des symptômes même si vous avez été testé négatif, s’imposer des conditions d’isolement supplémentaires, nous vous invitons à consulter cet article en lien avec l’hypocondrie en cas de pandémie.

LIRE L’ARTICLE

Agir pour préserver sa santé mentale

Actuellement, face à une situation hors du commun, il est tout à fait normal d’avoir des inquiétudes, d’être stressé et de ressentir des émotions importantes.

Le mouvement santé mentale Québec propose 7 astuces pour préserver sa santé mentale durant la crise de la COVID‐19. Retrouvez des conseils pour vous guider afin de retrouver une pensée positive et de continuer à vivre sereinement pendant la pandémie.

7 astuces pour préserver sa santé mentale durant la crise de la COVID-19

Retrouvez les 7 astuces en vidéo appliquées à situation de la pandémie : Agir, ressentir, s’accepter, se ressourcer, découvrir, choisir et créer des liens.

Puis-je expliquer la pandémie de COVID-19 aux tout-petits ?

Oui, il est recommandé de parler aux tout-petits. Cela va permettre à l’enfant de mieux comprendre les changements survenus depuis l’apparition du COVID-19. Expliquez-lui simplement et sans être alarmiste.

Le CHU Sainte-Justine vous offre les conseils suivants  :

  • Informez-les que la COVID-19 est une nouvelle maladie contagieuse ressemblant à un rhume apparu partout dans le monde.
  • Utilisez des mots simples en fonction de l’âge de l’enfant.
  • Nommez les symptômes sans être alarmiste.
  • Restez positif en mentionnant que des médecins et chercheurs travaillent pour trouver des solutions, des remèdes et des vaccins.
  • Demandez à vos enfants ce qu’ils ont entendu à l’école. Il est important de corriger les fausses idées.
  • Répondez à leurs questions et n’hésitez pas à leur dire lorsque vous ne connaissez pas la réponse.

Comment soutenir les tout-petits inquiets en raison de la pandémie ?

En tant qu’adultes, nous pensons parfois savoir ce qui bouleverse ou inquiète un enfant, mais nous pouvons nous tromper. Lorsqu’on leur demande, les enfants peuvent expliquer leur préoccupation dans leurs propres mots. Il est important d’écouter ce qu’ils disent en tenant compte de leur point de vue.

Les gens vivent différentes émotions lorsqu’ils se sentent stressés et dépassés par les évènements. Certains sont tristes, d’autres sont en colère ou frustrés. Cela n’est pas différent pour nos tout-petits. Les enfants doivent être encouragés à parler ouvertement de leur sentiment sans que leurs émotions ne soient banalisées ou jugées.

Voici quelques des pistes à explorer que nous vous proposons à partir d’un travail collaboratif entre l’ACPE et notre partenaire, la Fondation de psychologie du Canada tiré du Programme préscolaire Nos enfants et le stress MD de la Fondation de Psychologie du Canada :

  • La période de causerie est une excellente occasion pour parler des émotions : demandez-leur comment l’on se sent quand on est inquiet ou bouleversé. S’ils répondent « triste » ou « peur » ou tout autre sentiment, reconnaissez qu’il est effectivement possible de se sentir ainsi.
  • Demandez-leur comment ils se sentent aujourd’hui : L’enfant qui a l’occasion d’exprimer dans ses propres mots ce qu’il ressent ou le dérange apprend aussi qu’il peut demander de l’aide. Savoir ce qu’il ressent ou le dérange peut aider autant les parents que les éducatrices à apporter des modifications à l’environnement ou aux situations, et ainsi à offrir des mesures de soutien adaptées à l’enfant. Apprendre à parle de quelque chose qui inquiète peut augmenter le sentiment de confiance d’un enfant lorsque des difficultés surviennent.
  • Demandez aux enfants de vous suggérer des choses qui pourraient les aider à se sentir mieux.

Et des idées :

  • Construire un livre ou imaginer sur les sentiments : demandez aux enfants de compléter les phrases : Je me sens triste lorsque… J’ai peur lorsque… Je me sens seul lorsque… Je me sens heureux quand…etc.. Recueillir leurs réponses dans ce livre. Invitez- les à dessiner ce qui les inquiète.
  • Faire des marionnettes avec les visages des enfants.
  • Utilisez des histoires

Dans le cadre de notre programme Nos enfants et le stress, vous pouvez surveiller au cours des prochaines semaines des capsules vidéos sur les thèmes suivants :

  • Les enfants vivent du stress eux aussi
  • Covid-19 et le stress chez les enfants : Arrêtez, regardez et écoutez
  • Créer des environnements moins stressants pour les enfants
  • Pour les parents : Comment réduire le stress à la maison ? Nous vous invitons à consulter la fiche du Ministère de la santé et des services sociaux qui vous permettra d’identifier les signes de stress chez l’enfant et de les soutenir

Billet de blogue sur le site Naître et grandir : 3 questions à se poser comme parents en période de confinement

Nous vous invitons à consulter ces outils, notamment la fiche du ministère de la Santé et des Services sociaux qui vous permettra d’identifier les signes de stress chez l’enfant et de les soutenir.

Autres sources d’informations  :

Huffingtonpost.ca : Coronavirus : comment expliquer la pandémie aux enfants sans les inquiéter ?

Pour les parents / employés ayant des enfants  :

Mon enfant me pose beaucoup de questions sur le COVID19, et je n’arrive pas à lui répondre ?

JeunesseJecoute apporte un soutien aux jeunes pendant l’épidémie du COVID-19.  Le jeune peut communiquer 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, par téléphone, texto ou clavardage en ligne.

Quelles attitudes adopter pendant un isolement ?

Consultez les informations depuis des sources officielles uniquement

Rechercher des informations complémentaires vous mettra en alerte constante. De plus, il y a de fortes chances que vous tombiez sur de fausses informations qui vont renforcer votre anxiété. Les informations vous concernant sont compilées par nos services sur la FAQ et régulièrement mis à jour.

Respectez les consignes de prévention pour préserver votre santé

Se laver les mains soigneusement et souvent est le moyen le plus efficace de stopper la progression de la maladie. Vous pouvez consulter les conseils apportés par l’OMS.

Déconnectez-vous pendant un moment

Vous avez le droit à la déconnexion. Planifiez-vous un moment dans la journée. Un peu de répit pour relativiser et prendre du recul sur la situation permet de rétablir votre équilibre psychologique.

Organisez votre journée

En planifiant votre journée, vous vous positionnez des objectifs et vous vous occupez l’esprit. Vous retrouverez une certaine stabilité et un pouvoir de contrôle sur votre situation du quotidien.

Consultez Organiser le télétravail : on protège aussi sa santé mentale !

Vous êtes à court d’idées ? Consultez les initiatives répertoriées par Radio-Canada.

Exprimez-vous auprès de votre entourage

Gardez un réseau social actif pour rompre l’isolement. Prenez des nouvelles de votre famille, amis, collègues, connaissances. Soyez bienveillant, et contactez les personnes vulnérables ou en quarantaine. De nos jours, il y a tellement de moyens de communiquer. Le contact visuel est important, favorisez l’échange vidéo si vous le pouvez, vous aurez l’impression d’avoir rencontré votre proche en personne.

Trouvez du plaisir !

Pour chasser les idées noires et la négativité, concentrez-vous sur les éléments positifs. Pour y arriver, vous pouvez retrouver des exercices de respiration dans la FAQ. Retrouvez du réconfort et du plaisir dans des activités que vous appréciez et qui vous font du bien. C’est le moment de reprendre un hobby laissé de côté par manque de temps par exemple.

Comment vivre un deuil en situation de pandémie ?

Les mesures sanitaires rendues nécessaires par la COVID-19 rendent les décès particulièrement difficiles à vivre et changent la manière de vivre notre deuil. Vous trouverez des informations sur la fiche du MSS intitulée Je suis en deuil d’une ou de personnes chères en raison de la pandémie.

En complément, nous vous invitons à consulter l’article sur le deuil durant la pandémie qui offre des pistes de solutions sur l’organisation des funérailles.

Autres pistes :

Chasseurs de mammouths  : page Facebook relayant les informations du Centre d’études sur le stress humain (CESH) de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. 

Blog de Sonia Lupien Sonia Lupien, directrice du CESH, notamment un outil pour référencer nos stresseurs  : https://www.stresshumain.ca/covid-19-deconstruire-stress/

Mouvement santé mentale Québec

Ressources développées par le gouvernement :

Webinaire  : BOOSTALAB – Comment accompagner ceux qui vivent de l’anxiété au travail ?

ASSTSAS :

L’Ordre des CRHA propose une formation en ligne afin de mieux vous préparer à gérer les préoccupation multiples découlant des changements engendrés par la COVID-19. Vous trouverez en bas de la page la présentation à télécharger ainsi que l’outil à utiliser. En fonction de votre rôle dans l’organisation du SGÉ et du niveau de préoccupation de l’individu par rapport à la pandémie, des questions et des exemples d’actions à poser vous sont proposés. Gestionnaires, gardez à l’idée que «  consulter les employés sur leurs préoccupations et leurs inquiétudes concernant le changement a des effets apaisants, bénéfiques et facilitants  ».

Bareil, Céline (2004). Gérer le volet humain du changement, Montréal, Transcontinental, coll. Entreprendre, 213 p