Les CPE : des services de qualité

Le 4 septembre 2015, la ministre de la Famille de l’époque, Francine Charbonneau, affirmait que « les services de garde publics ou privés, pour nous, c’est la même chose ».

Pourtant, il a maintes fois été démontré que seuls les CPE offrent le degré de qualité permettant d’assurer le développement optimal de tous les enfants, sans égard à leur statut socioéconomique, permettant ainsi d’atténuer les facteurs de risques liés, par exemple, au fait de vivre dans un milieu défavorisé.

Au Québec, on observe en effet de grandes variations dans la qualité des modes de garde, les niveaux les plus élevés étant en général observés dans les centres de la petite enfance (CPE) en installation, rapporte l’enquête Grandir en qualité 2014 de l’Institut de la statistique du Québec.

Cela s’explique notamment par le ratio éducatrice-enfant qui permet un encadrement personnalisé et une qualité d’interaction adulte-enfant plus élevée.

Le degré de spécialisation des éducatrices, qui y est nettement supérieur (82,1 % en CPE comparativement à 46,3 % en garderie non subventionnée), contribue aussi à ce phénomène. D’ailleurs, le Règlement sur les services de garde éducatifs à l’enfance prescrit qu’au moins deux membres du personnel éducateur sur trois soient qualifiés. La très grande majorité des CPE (87,3 %) se conforment à cette exigence, contrairement à aux garderies commerciales non subventionnées ne la respectent que dans une proportion de 17,2 %.

Sans oublier que les CPE affichent un moins haut taux de roulement de leur personnel que les garderies privées non subventionnées : le nombre moyen d’années de service continu est de 10,3 en CPE comparativement à 2,0 en garderie privée non subventionnée, révèle le Rapport d’activité 2013 du ministère de la Famille. Cette constance, qui s’explique notamment par de meilleures conditions de travail, favorise la stabilité des équipes de travail ainsi que la consolidation du lien d’attachement entre les éducatrices avec les enfants et leur famille.

De plus, le gouvernement n’a encore jamais mis en place de mécanismes de contrôle de qualité permettant d’évaluer les services rendus par les garderies commerciales non subventionnées. À ce chapitre, les statistiques du ministère de la Famille sont éloquentes : 92 % des plaintes relatives à la sécurité tandis que 95 % des plaintes relatives à l’alimentation, la salubrité, les ratios, les équipements et le matériel de jeu concernent les garderies privées.

Références