Il n’y a pas de bon ou de mauvais aliments !

Effectivement, tout n’est pas noir ou blanc. Bien qu’il y ait des aliments moins nutritifs que d’autres, aucun aliment n’est en soi mauvais pour la santé de même qu’aucun aliment ne garantit la santé. La saine alimentation, c’est surtout une question de fréquence. Elle comprend des aliments de valeur nutritive élevée (aliments du Guide alimentaire canadien) de façon quotidienne, et des aliments de valeur nutritive plus faible, de façon occasionnelle ou exceptionnelle. D’ailleurs, la vision de la saine alimentation du MSSS, reprise dans Gazelle et Potiron (p. 25-28), définit ce qu’on entend par « saine alimentation ».

IMG_4358 2Ainsi, que ce soit à la maison, au restaurant, au centre sportif ou au service de garde, l’enfant a accès à une grande variété d’aliments se situant sur un continuum allant de peu ou pas nutritifs à très nutritifs. Cependant, selon l’un des aspects de sa mission qui est de voir au bien-être et à la santé des enfants, le service de garde éducatif est un milieu de vie qui doit donner l’exemple. C’est pourquoi il doit mettre l’accent sur les aliments quotidiens et sur une faible présence d’aliments d’occasion ; les aliments d’exception, quant à eux, n’ont pas leur place dans le menu régulier.

Miser sur la découverte

Au-delà de l’offre alimentaire, cette vision oriente également les activités proposées aux enfants. Les activités invitant à catégoriser les aliments sous « bons » ou « mauvais » ne véhiculent pas le message souhaité. Les activités devraient plutôt miser sur la découverte d’une grande variété d’aliments de valeurs nutritives élevées et sur l’éveil au goût. Qu’elles permettent de découvrir la provenance, de discuter des coutumes et des cultures, d’initier à certaines techniques culinaires, d’observer et discuter des formes, couleurs, textures, odeurs et saveurs, chacune de ces occasions représente une expérience riche pour favoriser la saine alimentation. Au moment de ces activités ou au moment du repas, il se peut qu’un enfant exprime sa préférence pour un aliment de valeur nutritive faible. Il importe alors d’éviter de diaboliser l’aliment en question et plutôt d’en discuter avec l’enfant.

CAR_0211Il ne faut pas oublier que l’alimentation d’un enfant, tout comme la qualité de l’offre alimentaire d’un service de garde, ne s’évalue pas sur une journée et encore moins sur un repas, mais plutôt sur une longue période (semaine, mois).

Pistes de réflexion :

  1. Est-ce que certaines activités ou matériels de jeu proposés aux enfants véhiculent la notion de bon ou de mauvais aliments ?
  2. Considérant qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais aliments, à quel point le discours au moment des repas et collations appuie les notions de « bons pour la santé » ou de « mauvais pour la santé » ?
  3. Quels sont les mots habituellement utilisés pour encourager les enfants à goûter un nouvel aliment, un nouveau mets ?
  4. Quels sont les mots habituellement utilisés pour parler des aliments d’exceptions avec les enfants ?

Le site de Nos petits mangeurs propose des activités intéressantes pour inspirer le personnel éducateur. Pour y accéder, cliquez ici >>

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