Près de 75 % des enfants seront néophobes entre 2 et 10 ans !


Néophobe ? Ce terme réfère à une étape, tout à fait normale, du processus du développement du goût : la néophobie ou peur des nouveaux aliments.

child-559415_1920L’automne correspond souvent à une période plus intense où on peut entendre des « j’en veux pas », « j’aime pas ça » ou encore observer du triage, du chipotage, etc. C’est en effet la période où le service de garde accueille de nouveaux enfants arrivant avec leur propre bagage d’expériences alimentaires, parfois bien garnies et parfois un peu moins, mais aussi la période où le menu s’adapte aux saisons froides en proposant de nouveaux aliments, de nouvelles recettes et une multitude de belles découvertes à l’ensemble des enfants. D’ailleurs, le menu cyclique du service de garde contribue aussi au développement du goût en présentant régulièrement les mêmes aliments et les mêmes mets contribuant ainsi à la familiarisation de l’enfant avec ces nouveaux aliments.

Le plaisir de la découverte

Aimer les nouveaux aliments, ça s’apprend ! Le personnel éducateur ou la RSG veillera donc à encourager la découverte de tous ces aliments qui enjolivent l’assiette par leur couleur et leur forme et contribuent au plaisir de manger avec leurs différentes textures et saveurs. Cela peut se faire de manière spontanée au moment des repas et collations1 ou lors d’activités planifiées (ex : légumes multicolores, les amis de monsieur patate), d’activités culinaires, de réalisation d’un potager, etc.

graffiti-335_service_repasComme le dit si bien l’équipe de Nos petits mangeurs, la néophobie c’est comme une partie de serpent et échelle entre le premier refus du nouvel aliment et le moment où cet aliment est aimé. Le personnel éducateur ou la RSG joue un rôle important dans cette partie. D’ailleurs, Gazelle et Potiron propose les pratiques à privilégier afin de placer des échelles et d’éviter les serpents sur le parcours de l’enfant. Par exemple, le personnel éducateur ou la RSG encouragera l’enfant à goûter tous les aliments, sans toutefois le forcer2.

Est-ce que le personnel éducateur évite de qualifier les enfants néophobes de « difficiles » ou « capricieux » ?

Est-ce que chaque enfant a droit à une portion de dessert, même s’il n’a pas goûté un aliment ?

Est-ce que l’ambiance au moment du repas est agréable et axée sur le plaisir de manger plutôt que sur ce que l’enfant goûte ou ne goûte pas ?

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