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Sous le thème Accueillir les enfants des autres : le défi de la professionnalisation, Madame Suzon Bosse-Platière, psychopédagogue française, nous entretiendra de la nécessaire différenciation du rôle parental et du rôle de l'éducatrice. C'est un rendez-vous à ne pas manquer !
Montréal, 29 mars 2006 En tirant un trait sur lentente fédérale-provinciale sur le financement des services de garde et des services aux familles, le premier ministre Stephen Harper porterait un dur coup aux familles québécoises et canadiennes. Une coalition, représentant des intervenants du secteur des services de garde et des services aux familles, des organisations syndicales, des groupes de femmes et des groupes communautaires famille et déconomie sociale, réclame le respect intégral de cette entente.
Aux yeux de la Coalition pour la consolidation des services de garde et des services aux familles, les familles québécoises ont grand besoin des 807 millions $ sur trois ans qui doivent normalement être versés au Québec au cours des trois dernières années de cette entente quinquennale. Pour la coalition, les services de garde et les services aux familles doivent recevoir un financement adéquat.
Le gouvernement conservateur voudrait déchirer lentente conclue entre Ottawa et les provinces lorsque le Parti libéral du Canada était aux commandes. Stephen Harper voudrait récupérer ces sommes afin doffrir aux familles canadiennes un montant imposable de 1200 $ par année, pour chaque enfant de moins de six ans. La coalition salue lintention du gouvernement doffrir un meilleur soutien aux familles, mais elle estime que lavenue quil préconise serait injuste et inéquitable.
Une mesure inéquitable
Des estimations effectuées par Ruth Rose, professeure associée au département de sciences économiques de lUQAM, révèlent que les familles qui ont un revenu modeste (revenu annuel entre 20 000 $ et 40 000 $) sortiraient perdantes de la stratégie Harper. En effet, lorsquon considère lensemble de la situation fiscale des familles, la mesure Harper perd beaucoup de son lustre. Par exemple, si le gouvernement du Québec choisit dimposer cette somme comme le fait le gouvernement fédéral, une famille de deux enfants de moins de six ans dont les deux parents travaillent et gagnent 35 000 $ au total, finirait lannée non pas avec 2400 $, mais avec seulement 671 $ de plus dans ses poches. Or, si la même famille avait des revenus de 100 000 $, elle en recevrait plus du double ! Le montant étant imposable cela aura un impact sur les autres crédits dimpôt. Les familles devront donc prévoir en garder une partie pour la remettre en remboursement dimpôt en fin dannée.
Liniquité du projet Harper est frappante : une famille monoparentale de deux enfants de moins de six ans avec un revenu de 25 000 $ recevrait 956 $ comparativement à 1812 $ pour une famille biparentale de deux enfants dont un seul des parents travaille et déclare un revenu annuel de 150 000 $.
Par ailleurs, en étudiant différents scénarios on constate que plus une famille est nombreuse moins elle recevrait dargent par enfant selon lapproche conservatrice. Ainsi, une famille monoparentale avec un revenu de 30 000 $ recevrait 435 $ si elle est composée dun seul enfant de moins de six ans et 629 $ si elle en compte deux, soit 120 $ de moins par enfant.
Le jupon conservateur dépasse
Le gouvernement conservateur chercherait-il à ramener les mères à la maison ? Les scénarios étudiés démontrent également quune famille de deux enfants, dont un des parents reste à la maison et dont le revenu est de 35 000 $ recevrait 1 116 $ net, soit près de 450 $ de plus que si les deux parents travaillaient pour un même revenu total!
Pour un véritable soutien aux familles
La coalition estime quun véritable soutien financier aux familles devrait prendre la forme dun crédit dimpôt remboursable. Une telle mesure aurait un effet beaucoup plus appréciable pour les familles qui ont justement le plus besoin dun coup de pouce, soit celles qui ont des revenus modestes. Un tel crédit dimpôt entraînerait moins deffets pervers, permettrait une plus grande solidarité et serait plus juste et équitable. La coalition estime que le gouvernement fédéral a le devoir et les moyens doffrir un tel soutien aux familles tout en maintenant lentente fédérale-provinciale sur le financement des services de garde.
À propos de la coalition
La Coalition pour la consolidation des services de garde et des services aux familles regroupe les organismes suivants :
Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE);
Association des enseignantes et enseignants en technique déducation à lenfance (AEETÉE);
Association des services de garde en milieu scolaire du Québec (ASGEMSQ);
Association du personnel cadre des centres de la petite enfance du Québec (APCCPE);
Carrefour action municipale et famille (CAMF);
Centrale des syndicats du Québec (CSQ);
Chantier de léconomie sociale du Québec;
Confédération des syndicats nationaux (CSN);
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ);
Fédération des femmes du Québec (FFQ);
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ);
Fédération québécoise des organismes communautaires famille (FQOCF).
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Souce :
Élise Desjardins
(514) 899-9916, poste 226 / cel. : (514) 795-8444