L’éducation à la petite enfance commence là où se trouve la qualité

À l’instar de 25 groupes nationaux, l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) a présenté aujourd’hui son mémoire, dans le cadre des audiences nationales de la Commission sur l’éducation à la petite enfance. La vision de l’AQCPE, d’ici 2027, est claire : que tous les Québécois aient accès, dès leur naissance et jusqu’à leur arrivée à l’école, à des services éducatifs à la petite enfance qui soient accessibles et universels. Répondant à de hauts standards de qualité et bénéficiant d’un financement public stable et pérenne, ces services éducatifs doivent devenir le véritable premier maillon du continuum de l’éducation.

Largement inspirée des recommandations des experts entendus à la Commission et cohérente avec les avis des différentes organisations internationales, cette vision s’inscrit dans un projet concret et réaliste se basant sur quatre objectifs : favoriser le développement global de tous les enfants ; soutenir et valoriser les parents ; favoriser la réussite éducative et la transition entre les services éducatifs à la petite enfance et l’école, et finalement, assurer la complémentarité entre les différents services offerts aux enfants et aux familles.

« Il ne suffit pas d’admettre que le réseau actuel de services de garde éducatifs a une valeur éducative ; il est impératif de mettre en place des conditions de succès ainsi que des mesures de suivi et de contrôle qui assureront l’atteinte des objectifs fixés, et ce, par l’ensemble des prestataires de services », a affirmé Louis Senécal, président-directeur général de l’AQCPE.

De  la parole aux actes

Lorsqu’on analyse les décisions de l’État des 20 dernières années, on constate que depuis plusieurs années, il y a un parti pris clair du gouvernement envers le développement de garderies commerciales subventionnées par les crédits d’impôts ; qu’on a évacué le principe d’universalité par la modulation des tarifs et que le financement du réseau a été durement touché depuis 2006. Résultats ? Seulement 56 % des enfants fréquentent un service de garde régis et les niveaux de qualités sont très variables d’un milieu à l’autre, notamment. Autant d’exemples qui démontrent que malgré le chemin parcouru, les actes des gouvernements successifs ont retardé ou limité l’atteinte les objectifs de la politique familiale de 1997.

« L’analyse exhaustive des conditions nécessaires à l’atteinte des objectifs d’égalité des chances et de soutien au développement optimal de chacun est un exercice qui exige de prendre le temps et de travailler avec rigueur. Elle doit échapper à la joute politique. Les expériences terrain et les connaissances à jour nous indiquent la pertinence des choix qui ont été faits en 1997, il est maintenant temps de passer de la parole aux actes et de concrétiser les grandes ambitions que nous avons pour nos plus jeunes citoyens », a conclu M. Senécal.

Pour consulter le mémoire de l'AQCPE