
Voici quelques-uns des préjugés les plus répandus sur ce métier, et ce qui se cache réellement derrière.
Grâce à la formation, on adapte son accompagnement au développement unique de chaque enfant.
Laisser l’enfant essayer, se tromper, recommencer : ce n'est pas de la passivité, c'est un choix appuyé sur un savoir. Une compétence invisible reste une compétence.
Offrir un accompagnement personnalisé au développement de chaque enfant, c’est une expertise qui s’apprend. Une personne éducatrice qui a consolé un enfant ne considère pas son travail terminé : elle regarde si ça a fonctionné. Est-ce qu'il est vraiment apaisé, ou seulement calmé? Est-ce que c'était bien de ça qu'il avait besoin? C'est cette vérification qui distingue un geste attentionné d'une intervention.
Pendant qu’ils s’amusent, on observe, on évalue et on adapte le jeu pour contribuer à leur développement.
Ce que la personne éducatrice sait des stades du jeu et du développement moteur, cognitif et social lui dit ce que ce jeu-là est en train de développer et ce qu'il faudrait ajouter pour aller plus loin. Et elle lit huit jeux différents en même temps. Huit enfants, huit stades de développement, huit intentions de jeu — suivis simultanément, et relancés au bon moment pour chacun.
Travailler et avoir du plaisir, c’est possible.

Cette présence masculine permet aux enfants de grandir sans le préjugé que l'éducation est un domaine exclusivement féminin.
Le travail éducatif repose sur l'observation, le jugement et la relation. Aucune de ces compétences n'est genrée. Un enfant a besoin de sentir qu'il peut être en confiance avec des adultes de tous genres, pas seulement à la maison, mais aussi dans son premier milieu de vie collectif.
Ce n'est pas un plan B. Accompagner des enfants dans une période aussi déterminante de leur développement, ça demande des connaissances, du jugement et une capacité d'adaptation qui ne s'improvisent pas : c'est une expertise qui se développe avec le temps.
C'est aussi un métier qui offre des possibilités d'évolution, notamment par la formation continue, le mentorat, une spécialisation en soutien aux enfants ayant des besoins particuliers, l'éducation par la nature, la coordination pédagogique, la gestion, etc.

« Ça ne mène nulle part financièrement »
Nous ne vous dirons pas ici que le salaire des éducatrices en CPE est à la hauteur de leur apport réel. Il ne l'est pas encore, et il demeure inférieur à celui du réseau scolaire. C'est un enjeu réel, que nous reconnaissons pleinement.
Mais le salaire n'est qu'une partie de l'équation. Pour bien évaluer ce que représente une carrière en CPE, il faut regarder l'ensemble de la rémunération globale : l'horaire de travail, les vacances, les assurances collectives et un régime de retraite avantageux. Mis ensemble, ces éléments dressent un portrait plus complet et plus juste des conditions de travail en CPE.
Précision : les avantages présentés ci-dessous (salaire, horaire, vacances, assurances, régime de retraite) concernent le personnel des CPE.
La rémunération globale, c’est l’ensemble de ce qu’un employeur offre à ses employés en échange de leur travail – le salaire, oui, mais aussi tout ce qui a une valeur concrète pour la qualité de vie professionnelle et personnelle.
Salaire annuel de base
Primes liées au rendement
Prime forfaitaire (22 ans +)
Primes d'éloignement
Montant forfaitaire développement réseau
Régime de retraite
Assurances collectives
Congés payés (vacances, maladie)
Journées fériées
Avantages imposables tel que le forfait cellulaire
Cotisation CRHA si applicable
Autonomie décisionnelle
Flexibilité d'horaire
Développement professionnel
Reconnaissance et impact social
Culture et qualité du milieu

Voici les taux horaires prévus pour le personnel éducateur qualifié en CPE selon l'échelon d'expérience. L'échelon est déterminé à l'embauche en fonction de l'expérience de travail pertinente reconnue, puis progresse chaque année selon les heures travaillées.
Semaine régulière : souvent 32 heures sur 4 jours
Primes de temps supplémentaire (taux et demi)
Progression des vacances selon l'ancienneté (1 échelon = 1680 heures travaillées)
Jours supplémentaires de vacances après 20 ans de service
Jours fériés chômés payés (13)
Depuis le 1er avril 2014, les travailleurs et travailleuses en CPE sont dotés d'un nouveau programme d'assurance collective. Desjardins Assurances en est l'assureur officiel.
Le Régime de retraite du personnel des CPE et des garderies privées conventionnées du Québec
Travailler en CPE, c'est aussi bénéficier d'un régime de retraite parmi les plus avantageux : une rente garantie à vie, peu importe les soubresauts de l'économie ou des marchés financiers.

Une rente à vie, garantie, sera versée à la retraite, calculée selon une formule préétablie qui tient compte du salaire et des années de service.

L'employeur cotise à parts égales, un avantage financier direct dès l'entrée sur le marché du travail.

La rente est aussi protégée contre les aléas économiques : elle n'est pas affectée par la situation économique ou les marchés financiers, contrairement à plusieurs régimes d'épargne traditionnels.

Une adhésion simple et automatique : dès que les critères d'admissibilité sont remplis (550 heures rémunérées dans l'année, moins de 65 ans), aucune démarche n'est nécessaire, l'administrateur du régime prend contact directement.

Des cotisations déductibles d'impôt, un avantage fiscal qui s'ajoute aux bénéfices à long terme.
Choisir la profession d'éducatrice ou d'éducateur à la petite enfance ce n'est pas seulement se bâtir une carrière porteuse de sens, c'est aussi se bâtir une sécurité financière future, dès le premier jour.
Au-delà du régime de retraite, des assurances collectives et des conditions de travail avantageuses, la profession donne aussi accès à la Caisse Desjardins de l’Éducation, une institution financière entièrement dédiée au personnel du milieu de l’éducation. Une expertise qui comprend leur réalité et soutient leurs projets à chaque étape de leur vie.
Une expertise qui comprend votre réalité et soutient vos projets à chaque étape de votre vie.
« Trois ans d'études pour changer des couches? »
Cette formation permet d'intervenir auprès d'enfants âgés de 0 à 12 ans afin de créer un milieu de vie propice à leur développement physique, psychomoteur, cognitif, langagier, socio-affectif et moral. Elle permet de concevoir, organiser, animer et évaluer des activités éducatives favorisant le développement global de l'enfant.
Choisir de devenir éducatrice ou éducateur à la petite enfance, c'est choisir un métier porteur de sens, où chaque journée compte réellement dans la vie d'un enfant. C'est entre 0 et 5 ans que près de 90 % du cerveau se forme : choisir de jouer ce rôle dans un centre de la petite enfance, c'est avoir une réelle influence sur l'avenir des enfants du Québec et poser, avec eux, les bases solides de leur réussite future. Un métier valorisant et rempli de moments qui font vraiment une différence.
Des questions sur les préalables, la durée du programme ou la reconnaissance des acquis? Consultez la FAQ ci-dessous.
Le DEC en Techniques d'éducation à l'enfance, la porte d'entrée vers cette profession pleine de sens, est offert dans une trentaine d'établissements répartis aux quatre coins du Québec. Des grands centres urbains aux régions éloignées comme la Gaspésie, la Côte-Nord ou l'Abitibi-Témiscamingue, les options ne manquent pas.
Chaque cégep a sa couleur, de quoi trouver la formule qui convient le mieux, où que ce soit au Québec. À découvrir, cégep par cégep, pour faire un choix éclairé.

Venez aux Portes ouvertes de votre cégep cet automne, et découvrez le DEC Techniques d'éducation à l'enfance : la porte d'entrée vers une carrière stimulante et porteuse de sens ! Les Portes ouvertes de votre cégep, c'est l'occasion de visiter les installations, de rencontrer des étudiantes et étudiants déjà dans le programme, et de poser vos questions directement aux gens qui enseignent la technique, qui ont la réalité du terrain. Vous en sortirez avec un portrait complet de ce que c'est, concrètement, d'étudier en Techniques d'éducation à l'enfance.
Maintenant que vous voyez ce que c’est vraiment…
Être éducatrice ou éducateur à la petite enfance, c'est contribuer, jour après jour, au développement des tout-petits, à une étape charnière de leur vie.

Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes sur la formation et la profession.
Il faut être titulaire d'un diplôme d'études secondaires (DES) avec la langue d'enseignement, la langue seconde et les mathématiques de 4e ou 5e secondaire, ou d'un diplôme d'études professionnelles (DEP) avec certaines matières réussies. Une formation ou une expérience jugée équivalente par le collège peut aussi être reconnue. Les conditions précises varient selon le cégep. Vérifiez auprès de l'établissement qui vous intéresse.
Le DEC se complète en 3 ans à temps plein. Il est aussi possible de suivre la formule intensive si vous avez déjà terminé la formation générale d'un autre programme de DEC.
Pas nécessairement. La reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) permet d'identifier ce que vous maîtrisez déjà et de cibler seulement les compétences manquantes. Le processus mène à un document officiel reconnaissant l'équivalence avec une partie ou l'ensemble du programme.
Vous apprenez à intervenir auprès d'enfants de 0 à 12 ans pour soutenir leur développement physique, cognitif, langagier et socio-affectif, à concevoir et animer des activités éducatives, et à travailler en partenariat avec les parents et les collègues. Le programme combine une formation technique spécialisée et une base générale solide en développement de l'enfant.
La formation ouvre principalement les portes des centres de la petite enfance (CPE), mais aussi des services de garde en milieu scolaire, des garderies à but lucratif et des haltes-garderies.
Le personnel des CPE a accès à un régime de retraite à prestations déterminées offrant une rente garantie à vie, calculée selon le salaire et les années de service. L'employeur cotise à parts égales avec l'employé·e, l'adhésion est automatique dès 550 heures rémunérées dans l'année (moins de 65 ans), et les cotisations sont déductibles d'impôt.
Le métier d'éducatrice ou d'éducateur à la petite enfance ouvre la porte à plusieurs avenues d'évolution professionnelle. Sur le plan pédagogique, vous pouvez approfondir votre pratique par la formation continue et le perfectionnement, devenir mentore auprès des nouvelles éducatrices, ou vous spécialiser dans l'accompagnement des enfants ayant des besoins particuliers. L'éducation par la nature et le plein air constitue aussi une avenue de plus en plus recherchée, tout comme le rôle d'agente ou de conseillère pédagogique, qui vous permet de soutenir une équipe dans l'application du programme éducatif.
Si vous souhaitez élargir vos responsabilités, la coordination pédagogique et la gestion (direction adjointe ou direction générale d'un CPE) représentent une progression naturelle vers des fonctions administratives et de leadership.
C'est l'occasion de visiter les installations, de rencontrer des étudiant·e·s déjà dans le programme et de poser vos questions directement aux gens qui enseignent la technique. Vous en ressortez avec un portrait complet et concret de ce que c'est d'étudier en Techniques d'éducation à l'enfance.
Échelon 1 (entrée en poste) : 25,78 $/h actuellement (1er avril 2026 au 31 mars 2027), pour atteindre 26,68 $/h dès le 1er avril 2027.
Échelon 10 : 32,80 $/h actuellement, pour atteindre 33,94 $/h dès le 1er avril 2027.
Sommet de l'échelle (1 an à l'échelon 10) : 34,44 $/h actuellement, pour atteindre 35,64 $/h dès le 1er avril 2027.
Une éducatrice qualifiée progresse ainsi d'un échelon à l'autre au fil de son expérience. La rémunération globale ne se limite pas au salaire horaire : elle inclut aussi un horaire de 32 heures sur 4 jours, des assurances collectives, une progression des vacances selon l'ancienneté, ainsi qu'un régime de retraite à prestations déterminées avec rente garantie à vie.
