En pratique dans les SGEE





MYTHE

Le jeu libre, c'est du laisser-faire! L'adulte n'a pas de rôle précis et ne propose rien à l'enfant.





RÉALITÉ

L'adulte a un rôle important dans le jeu libre. Selon la littérature, le rôle de l'adulte est d'accompagner l'enfant dans son jeu : observer, être disponible, encourager, valoriser ses idées, intervenir lorsque nécessaire. En jouant ce rôle, l'adulte enrichit l'expérience de jeu et soutient le développement de l'enfant.

Au quotidien, dans un SGEE, les jeux devraient majoritairement être amorcés par les enfants, ce qui veut dire qu’ils prennent l’initiative de démarrer le jeu avec son thème, le matériel nécessaire, en solo ou avec d’autres, les règles, etc. Idéalement, l’adulte y est toujours impliqué de façon plus ou moins directe. D’autre part, l’adulte peut parfois proposer lui-même un jeu ou une activité pour laquelle l’enfant aura toujours le choix de participer ou non.

Que ce soit l’enfant ou l’adulte qui amorce le jeu, l’enfant devrait toujours pouvoir :

Jouer pour le plaisir, juste pour le plaisir.

Choisir librement de participer ou non

Manipuler le matériel selon sa créativité.

Décider de la direction du jeu : règles, scénario.

Choisir l'objectif, le matériel, la durée et les partenaires de son jeu.

Recevoir le soutien de l'adulte au besoin (émotionnel, social, favoriser l'inclusion).

Disposer d'un matériel suffisant et varié.

Un continuum d'accompagnement
dans le jeu des enfants

Les adultes peuvent adopter différents rôles dans les jeux et les expériences vécues par les enfants, ce qu’on appelle le continuum d’accompagnement dans le jeu. Ces  rôles vont d’un accompagnement qui implique peu ou pas l’adulte à un accompagnement où l’adulte prend beaucoup de place. Ces rôles sont : l’adulte non-engagée, l’observatrice bienveillante, la metteure en scène, la cojoueuse/coexploratrice, la leader-accompagnatrice et la directrice du jeu. Que le jeu soit amorcé par l’enfant ou par l’adulte, les personnes éducatrices devraient pouvoir adopter un rôle ou l’autre, dépendamment de la situation, tout en évitant au maximum le rôle non-engagé ou celui de directrice du jeu. Pourquoi?

La posture non engagée (passive) correspond à une éducatrice qui observe dans le but de surveiller, interagit très peu et n’accompagne pas le jeu. La personne éducatrice devient alors simplement une surveillante, plutôt qu’une accompagnatrice du développement de l’enfant. Pour ce qui est de la posture de directrice de jeu, la personne éducatrice contrôle le jeu, décide des règles et impose ses idées. Le jeu devient alors dirigé par l’adulte, ce qui lui enlève son caractère libre et exploratoire.

À quel rôle pourraient être associés les exemples suivants?

Permettre un maximum
d’occasions de jeu libre et
actif en SGEE


L’équipe du SGEE peut mettre de l’avant certaines attitudes et adopter différentes façons de faire au quotidien afin de permettre aux enfants de jouer librement et activement et ce, sur de longues périodes.